Laborde

De nouvelles synergies entre le neuf et l'ancien

Situés à deux pas de la gare Saint-Lazare, ces bureaux nouvelle génération installés dans une ancienne caserne militaire s’appuient sur les qualités d’un existant bâti datant de deux époques différentes. Ils tirent le meilleur de chacun des deux héritages architecturaux pour proposer un lieu de travail spécifique, confortable et prestigieux, tourné vers la nature et le bien-être de ses futurs occupants, le cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel. Le patrimoine immobilier est entièrement magnifié et remodelé, gagnant en attractivité et en compétitivité, tout en contribuant à écrire une nouvelle page de l’histoire d’un tissu urbain parisien en permanente évolution.   

Un passé militaire prestigieux en grande partie disparu

La caserne dite de la Pépinière est édifiée à la fin du 18e siècle pour le régiment des Gardes Françaises, le corps d’élite chargé de la protection du Roi. Organisée en U autour d’une grande cour facilitant la revue des troupes, elle s’ouvre sur la place Saint-Augustin. Déjà largement remaniée sous le Second Empire pour accueillir jusqu’à 1500 hommes, elle est en partie démolie et reconstruite en 1925, quand le Cercle National des Armées est construit à la place de son entrée monumentale.

Après-guerre, pour répondre aux besoins croissants de l’armée, l’aile arrière est détruite et remplacée par un bâtiment de bureaux et de casernements.

Haut, très étroit dans une cour trop grande, il est résolument fonctionnaliste et présente peu d’intérêt architectural, contrairement au bâtiment sur rue qui reste, lui, d’esprit très parisien, classique voire militaire par sa rigueur et son austérité. En 2015, l’État se sépare de l’édifice. PCA-STREAM en conçoit le nouveau projet.

Vue générale : après intervention
Vue générale : avant intervention

Approche architecturale

Reconstruire Paris sur lui-même

PCA-STREAM incarne une architecture de la transformation, une vision « métabolique » de la Ville, dont le patrimoine est en constante évolution. Son approche repose sur un diagnostic profond des bâtiments, l’identification ce qui est historiquement pertinent (ici, l’alignement urbain, l’ordonnancement classique de la façade sur rue…) avant d’entamer une reprogrammation de l’ensemble pour l’adapter à de nouveaux usages, le rendant désirable par une écriture contemporaine. Démarré en 2015, le projet emprunte à la chirurgie réparatrice sur un grand corps blessé : malgré l’amputation de son plus grand pavillon place Saint Augustin, l’aile classique sur rue est restaurée avec soin pour faire revivre la grandeur passée de la caserne.

Dialogue intérieur – extérieur

De l’extérieur, le bâtiment conserve donc son élégance parisienne classique… mais passée cette séquence historique, la surprise est totale, comme souvent dans les cours de la capitale. On est frappé par l’ampleur des surfaces vitrées du nouveau bâtiment, qui forment un lumineux miroir contemporain face à l’aile 18e. Les immenses huisseries qui les portent sont inspirées des verrières en fer à T typiques des cours artisanales de Paris. Porté à 12m de profondeur – dimension minimale pour un usage tertiaire contemporain – l’édifice a gagné en épaisseur.

Créer un centre névralgique

Au centre de la cour, le « NoPa », un pavillon entièrement neuf a été ajouté, dont la volumétrie rend hommage à son ancêtre disparu. Il connecte le bâtiment sur rue avec le bâtiment sur cour, via un spectaculaire hall en double hauteur, tout en recréant une harmonie spatiale. Deux cours mieux proportionnées sont ainsi dessinées, l’une minérale pour les services – pompiers, livraisons – l’autre végétale pour la vie des habitants, articulée autour d’un jardin d’exception.

Créer un esprit de communauté

Recréer l’horizontalité pour favoriser échanges et collaboration

Haute et étroite, la caserne incarnait la verticalité militaire. PCA-STREAM l’a fait basculer pour favoriser les nouvelles formes de travail et de management, plus horizontales. Les circulations ont été fluidifiées sur toute la longueur. La profondeur des plateaux en fond de cour a été élargie à 12 mètres. Les noyaux d’ascenseurs sont regroupés en un seul lieu afin que les collaborateurs se croisent.

Le ratio d’espaces communs a été largement augmenté, avec la création de lieux conçus pour la rencontre informelle : des cuisines et espaces de convivialité à chaque étage ; un restaurant contemporain doté de grandes tables qui se mue en salle de travail informelle et collaborative pendant la journée ; une vaste bibliothèque dotée d’alcôves, où l’individuel et le collectif se retrouvent en un même espace. Et un bâtiment central, le « NoPa », conçu comme lieu de ressource, d’échanges et de représentation. Une terrasse couronne le pavillon et permet de recevoir des événements.

L’alliance de la transparence et de la confidentialité

Construit tout en verre autour de cours, l’édifice laisse ses habitants se voir, fussent-ils aux deux extrémités du bâtiment : le lieu tout entier est pensé pour favoriser les rencontres, les interactions et le partage de connaissances. Un véritable changement de paradigme pour le métier d’avocat, qui repose sur la discrétion et la confidentialité.

Les nouveaux bureaux des collaborateurs restent individuels (ou partagés à 2 ou 3), mais leurs parois sont transparentes, et certaines peuvent être utilisées pour écrire ou dessiner à même les murs. L’acoustique a été étudiée pour ne rien laisser filtrer des conversations. La plupart des bureaux bénéficient d’un double accès aux circulations intérieures comme aux les coursives et aux terrasses extérieures.

Maximiser le bien-être physique

Lumière

Grâce au traitement de la façade aux longues fenêtres toute hauteur, chaque bureau est doté d’une luminosité naturelle maximale.

Espaces extérieurs

Le nombre d’espaces extérieurs est également inédit. Outre le jardin central, les bureaux offrent à tous les étages des accès sur des coursives et le calme des cours, sur des terrasses plantées ou sur deux rooftops offrant un panorama grandiose sur Montmartre, les toits de Paris et l’église Saint Augustin. Les circulations sont remises en valeur par des escaliers en façade pour en faire de véritables lieux de vie : ils donnent accès aux terrasses, favorisent la rencontre, encouragent l’exercice physique. Autant d’espaces informels et inspirants, permettant de travailler de manière souple, en phase avec les saisons.

Confort

Un effort particulier a été apporté au design et au mobilier, notamment dans les parties communes, pour procurer un niveau très élevé de confort, à la fois pour les collaborateurs et les clients reçus dans l’immeuble. L’aménagement intérieur des espaces tertiaires a été confié à l’agence Archimage.

Services

Outre le lounge double hauteur, le restaurant, le working café et la bibliothèque, qui forment un véritable lieu de vie, une conciergerie et une salle de sport ouverte 24h/24 sont prévues à l’intérieur du bâtiment.

Incarner l'art de vivre et de recevoir à la française

Fruit d’une collaboration étroite entre Gide et PCA-STREAM, l’architecture d’intérieur repose sur les grandes valeurs incarnées par le cabinet d’avocats : l’excellence, l’innovation et l’art de vivre à la française.

Ainsi, le projet emploie des matières nobles mais peu ostentatoires : la pierre Charmot, la Buxy bleue et grise, le marbre, un laiton antique pour la serrurerie. Tel un fil rouge, le tasseau en bois de chêne donne du rythme au projet.

Les espaces communs reprennent les codes esthétiques de la maison et de l’hôtellerie avec notamment l’agrément de rideaux élégants, et le choix sur-mesure d’objets de décorations et suspensions lumineuses. Le nouveau pavillon central « NoPa » s’ouvre sur un hall en double hauteur au design chaleureux ; le restaurant, le working café, la bibliothèque forment un espace de coworking accueillant. À chaque étage, les terrasses et les lounges contemporains forment des îlots de convivialité entre les bureaux.

Les espaces de réception des clients, composante essentielle du projet pour Gide, ont été rassemblés dans l’aile historique sur rue, la plus noble. Avec une vingtaine de salles de réunion élégantes et confortables et équipées des dernières technologies, des petits salons ouverts mais discrets dialoguent avec des œuvres d’art numérique.

Reconnecter la ville à la nature

STREAM y a consacré 5 ans de recherche, deux ouvrages et des dizaines de conférences : l’immeuble de bureaux – et la ville en général – doivent être considérées comme des organismes métaboliques : vivants, co-conçus, évolutifs, connectés à leurs écosystèmes.

Le végétal comme composante architecturale

La conception du bâtiment moderne est animée par le désir d’un nouveau rapport à la nature en ville, à la fois plus simple et plus vivant. La végétalisation n’est plus cosmétique. Elle couvre désormais le jardin, les toits et les terrasses, créant une porosité avec le square voisin des Augustins. Elle apporte confort, biodiversité et isolation thermique.

Une agriculture urbaine autoconsommée

Libérée de ses édicules techniques, la toiture redevient productive : différentes plantes aromatiques y poussent, nécessitant peu d’eau et d’entretien. Leur gestion et leur récolte est assurée par Topager, jardiniers-agronomes spécialistes de l’agriculture en milieu urbain. Si la production alimentaire, consommée sur place, reste modeste, cette végétalisation améliore significativement la biodiversité en ville et permet d’optimiser la gestion des eaux de pluie.

Une cour vivante

La cour centrale est richement plantée, comme une invitation à venir s’y installer pour déjeuner, échanger et travailler. Le projet paysager, dans lequel la nature semble sourdre du sol à travers le plancher de bois, a été conçu par La Superstructure, collectif sélectionné en collaboration avec la direction du festival des Jardins de Chaumont. Une démarche chère à l’agence, qui invite régulièrement d’autres concepteurs à intervenir sur ses projets.

Respecter l’environnement

Tout le projet utilise les ressources techniques pour proposer des performances environnementales exceptionnelles. Cela passe par un choix soigneux de matériaux étiquetés A+ limitant la diffusion de composants volatils, la récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et systèmes d’arrosage, l’utilisation d’un bois certifié issu de forêts éco-gérées ou encore l’installation d’un dispositif haute performance pour améliorer la consommation énergétique du bâtiment.

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Informations

Client ACM
Programme Réhabilitation et extension d'une ancienne caserne militaire en ensemble de bureaux
Localisation 15 rue de Laborde, 75008 Paris
Mission Complète
Surface 18 879m²
Budget 47 M€ HT
Statut Livré en 2018
Certifications  HQE excellent ; HQE neuf excellent ; BREEAM Very Good ; Label Haute Performance Energétique
Équipe AMO : ARC
MOE : Artelia
BET Structure : Khephren
BET Façades : VS-A
BET HQE : Green Affair
BET Fluides : Barbanel
Acousticien : A&C
Bureau de contrôle : Qualiconsult
Économiste : Delporte
Coordonateur SPS : LM3C
SSI et sécurité : CSD Faces
Paysagiste conception : Topager, La Superstructure
Éclairagiste extérieur : LUMIERE STUDIO
Aménagement des bureaux : ARCHIMAGE


Entreprise générale : Eiffage
Façades : GOYER
Serrurerie : AGM
Climatisation : LEFORT
Électricien : FIBOR
Paysagiste réalisation : Topager, Les Jardins de l’Orangerie
Entreprise Entreprise générale : Eiffage

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