Laborde

Situés à deux pas de la gare Saint-Lazare, ces bureaux nouvelle génération installés dans une ancienne caserne militaire s’appuient sur les qualités d’un existant bâti datant de deux époques différentes. Ils tirent le meilleur de chacun des deux héritages architecturaux pour proposer un lieu de travail spécifique, confortable et prestigieux, tourné vers la nature et le bien-être de ses futurs occupants, le cabinet d'avocats Gide Loyrette Nouel. Le patrimoine immobilier est entièrement magnifié et remodelé, gagnant en attractivité et en compétitivité, tout en contribuant à écrire une nouvelle page de l’histoire d’un tissu urbain parisien en permanente évolution.   

De nouvelles synergies entre le neuf et l’ancien 

Un passé militaire prestigieux mais en grande partie disparu

Le centre Marine-Pépinière, rue Laborde, est l’héritier de la caserne dite de la Pépinière, édifiée à la fin du XVIIIe pour le régiment des Gardes Françaises.

Organisée en U autour d’une grande cour facilitant le défilé de revue des troupes, elle s’ouvrait largement sur la place Saint-Augustin. Remaniée durant le Second Empire, la composition de la caserne est profondément modifiée à la fin des années 1920.

Un nouvel édifice, le Cercle National Militaire, est construit en lieu et place de son ancienne entrée monumentale, entraînant démolitions et remaniement de ses accès.

Vue générale : après intervention
Vue générale : avant intervention 

Après-guerre, pour répondre aux besoins croissants de l’armée, l’aile arrière est détruite et remplacée par un bâtiment haut et dense accueillant bureaux et casernement. Résolument fonctionnaliste, cet immeuble présente peu d’intérêt architectural. Différentes campagnes d’aménagements fonctionnels et techniques affectent encore la valeur patrimoniale des deux bâtiments durant la seconde moitié du XXe siècle.

Celui sur rue reste toutefois d’esprit très parisien, classique voire militaire par sa rigueur et son austérité. Le bâtiment sur cour est quant à lui peu adapté à un usage contemporain, notamment de par son étroitesse. Il s’installe dans une cour trop grande et d’aspect impersonnel. Edifié au-delà des gabarits autorisés en R+8, il jouit dans ses niveaux supérieurs de vue intéressantes sur le square et l’église Saint Augustin, le bâtiment sur rue n’étant lui qu’en R+3.

Dans le cadre du regroupement des services du Ministère de la Défense sur le site de l’Hexagone Balard, l’État décide de se séparer de cet actif immobilier devenu obsolète et inutile. S’appuyant sur le projet développé par PCA-STREAM, la foncière Eurosic remporte l’appel d’offres en 2015.

Un projet réparateur jouant du coté cour, coté jardin

Notre proposition s’apparente à de la chirurgie réparatrice sur un grand corps blessé. Malgré l’amputation de l’un de ses pavillons lors la construction du Cercle Militaire, l’aile classique sur rue témoigne de la grandeur passée de la caserne. Elle est restaurée avec soin pour valoriser son visage parisien depuis le square Laborde.

Cette séquence historique passée, la surprise est totale. Le bâtiment sur cour étant totalement restructuré, un nouveau monde surgit derrière la façade historique. L’émerveillement rappelle celui des cours parisiennes que l’on découvre derrière leurs façades classiques qui masquent de véritables coups de théâtre.

Au centre de cette cour, nous édifions un troisième pavillon, entièrement neuf, dont la volumétrie rend hommage à son ancêtre disparu. Ce nouveau bâtiment permet de connecter le bâtiment sur rue avec le bâtiment sur cour tout en recréant une harmonie spatiale. Deux cours de meilleures proportions sont ainsi dessinées, l’une destinée aux services, l’autre conçue autour d’un jardin d’exception. Un travail chirurgical est enfin opéré sur le bâtiment arrière par la démolition d’une tranche de 3 mètres, suivie de la greffe d’une bande plus épaisse de 7 mètres. La profondeur des plateaux est ainsi portée à 12 mètres, dimensions minimales pour un usage tertiaire contemporain.

vue aérienne
plan masse du projet 
vue de l'entrée : avant et après restauration
maquette du projet

Une intériorité sereine et partagée

Les espaces communs et partagés, que l’on sait propices aux rencontres et aux échanges informels, sont de plus en plus attendus dans les programmes tertiaires. Mais il ne suffit pas de multiplier les salons ou cafétéria pour assurer la qualité du vivre ensemble. À l’instar d’un projet hôtelier, référence en termes de services et de design, l’articulation des espaces et leur aménagement sont composés de façon à assurer une expérience unique aux occupants. Le soin apporté à ces espaces communs incarne le prestige du bâtiment, qui mêle le meilleur du moderne et du patrimonial, gage de succès auprès des futurs locataires.

Notre projet développe une séquence progressant par palier de l’espace public vers l’espace privatif des bureaux. L’accès principal par le pavillon central conduit à un hall minéral et sobre dévoilant une vue plongeante sur la cour arborée en contrebas. Cet espace d’accueil et de détente entre les deux cours distribue l’accès direct aux étages du bâtiment historique et mène également au grand lounge. S’ouvrant de part et d’autre, ce hall traversant en double hauteur permet des configurations différentes selon les saisons. L’espace de restauration pour le déjeuner se transforme lui en salle de travail informel le reste de la journée. Ses grandes tables permettent d’y organiser des réunions ou des séances de travail collaboratif. L’ensemble des espaces partagés, restaurant, working café ou auditorium, donnent sur le jardin en rez-de-chaussée.

vue du hall depuis le jardin 
salon informel
entrée des bureaux

Un paysage à vivre

La conception du bâtiment neuf, par ses façades et terrasses, est animée par le désir d’un nouveau rapport à la nature en ville, à la fois plus simple et plus vivant. L’écriture de ses façades s’inspire de celles en fer à T typique des cours artisanales parisiennes. Intégralement vitrées, rythmées de menuiseries noires, elles offrent à tous les étages des accès aux coursives donnant sur le calme des cours. Les balcons, coursives et terrasses prolongent l’espace intérieur, permettant de travailler de manière souple, en phase avec les saisons. Les occupants peuvent ainsi s’installer dehors toute la journée en été ou sortir pour un coup de fil rapide en hiver. Les portes-fenêtres ouvrant sur toute leur hauteur permettent à chacun d’adapter son niveau de confort. Les derniers étages offrent un panorama grandiose sur Montmartre, les toits de Paris et l’église Saint Augustin. Une terrasse VIP couronnant le pavillon central permet d’organiser des événements privés au caractère exclusif.

Le végétal comme composante architecturale

Libérée de ses édicules techniques, la toiture reconquise devient productive. Il y pousse différents types d’aromatiques sauvages, des plantes qui réclament peu d’entretien et restent frugales en eau. Leur gestion et récolte est assurée par Topager, jardiniers-agronomes spécialistes de l’agriculture en milieu urbain. Si la production alimentaire reste modeste, cette végétalisation améliore significativement la biodiversité en ville et permet d’optimiser la gestion des eaux de pluie.

Dans la même dynamique, nous avons choisi de planter richement la cour centrale, comme une invitation à venir s’y installer pour manger, échanger et travailler. Ce projet paysager a été conçu par La Superstructure, un collectif sélectionné parmi dix jeunes paysagistes au terme d’une consultation menée en collaboration avec la direction du festival des Jardins de Chaumont. Il s’inscrit dans une démarche chère à l’agence, qui invite régulièrement d’autres concepteurs, plasticiens ou designers, à intervenir sur ses projets. Ces collaborations créatives enrichissent nos réalisations et permettent d’offrir des expériences inédites aux occupants de l’immeuble.

vue des coursives prolongeant les espaces de travail
vue plongeante sur la cour intérieure
vue de la terrasse au dernier niveau
vue de la terrasse VIP au dernier étage

Suivi du chantier

L'agence PCA-STREAM collabore avec des plasticiens (Jean-Philippe Mesguen, photographe & Mahema production, vidéastes) pour réaliser des reportages mensuels sur les différents chantiers en cours. Leur oeil parvient à sublimer un environnement en mouvement permanent, souvent chaotique mais toujours saisissant. 

août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
août 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
juin 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
avril 2017 © Jean-Philippe Mesguen
février 2017 © Jean-Philippe Mesguen
février 2017 © Jean-Philippe Mesguen
février 2017 © Jean-Philippe Mesguen
février 2017 © Jean-Philippe Mesguen
février 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
janvier 2017 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
septembre 2016 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2016 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2016 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2016 © Jean-Philippe Mesguen
juillet 2016 © Jean-Philippe Mesguen
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Informations

Client Eurosic
Programme Réhabilitation et extension d'une ancienne caserne militaire en ensemble de bureaux
Localisation rue de Laborde, 75008 Paris
Mission Complète
Surface 17 200m²
Budget 41 M€ HT
Statut Travaux en cours (livraison prévue en 2017)
Certifications  HQE Exceptionnel ; BREEAM Very Good
Équipe KHEPHREN (BET structure), VS-A (BET façades), GREEN AFFAIR (BET HQE/BEEAM), A&C (acousticien), QUALICONSULT ( bureau de contrôle), LM3C ( Coordonateur SPS), VIABE, DELPORTE (économiste), BARBANEL (BET Fluides), CCIngénierie ( BET ascenseurs), CSD Faces ( SSI et sécurité), CERES,TOPAGER ( Paysage), LA SUPERSTRUCTURE, ARTELIA (maîtrise d'oeuvre d'exécution)
Entreprise EIFFAGE CONSTRUCTION TERTIAIRE (entreprise générale)