Biodiversité
« Ma question de recherche était la suivante : Comment les outils d'intégration de la biodiversité dans les projets urbains et architecturaux participent-ils à façonner des mondes urbains multi-espèces ? »
« Ma question de recherche était la suivante : Comment les outils d'intégration de la biodiversité dans les projets urbains et architecturaux participent-ils à façonner des mondes urbains multi-espèces ? »
Traduire la biodiversité
Dans ce premier épisode, Léone revient sur la genèse de son objet de recherche et retrace l’évolution de sa méthode. Elle adopte une approche « sémiotique matérielle », centrée sur la manière dont les outils de biodiversité traduisent et rendent perceptibles des connaissances écologiques. Ces outils sont analysés comme des « cosmogrammes », selon le concept de John Tresch : des objets conçus pour résumer l’ordre du monde en organisant matériellement les relations entre humains et non humains. Mais rapidement, l’examen de la diversité des outils révèle la difficulté à produire des représentations partagées de la biodiversité. Cette hétérogénéité ouvre une enquête sur les façons, souvent implicites, dont les outils orientent les manières de penser et de concevoir la ville multi-espèces. Composer avec la diversité : Les opérateurs de sensibilité au vivant autre qu’humain dans les projets urbains et architecturaux Dans cette série de quatre podcasts, nous vous proposons d’entrer dans les travaux de Léone, chercheuse au sein de l’agence, qui a récemment soutenu une thèse CIFRE en Science and Technology studies, dirigée par Jérôme Denis au Centre de Sociologie de l’Innovation (École des Mines, Université PSL). Une série proposée par Léone-Alix Mazaud et Jasmine Léonardon. Montage : Théa Lingrand.
Photographier la ville Métabolisme, expérimentations sensibles dans le quartier de La Défense
Pendant plusieurs mois, des étudiant·es de GOBELINS Paris, ont arpenté le quartier emblématique de La Défense sous un angle inédit : celui de son métabolisme urbain. Dans le cadre d’un atelier documentaire encadré par Pierre-Jérôme Jehel et Laetitia Guillemin (GOBELINS), conçu en partenariat avec des chercheurs de la Chaire Ville Métabolisme (Université PSL), une trentaine d’étudiants ont exploré ce territoire non pas comme un simple décor mais comme un organisme vivant, traversé de flux, de tensions et de rythmes, où l’image devient outil de révélation. Leurs projets, à la croisée de la création artistique et de la recherche, dévoilent une autre lecture de cet espace minéral, entre flux invisibles et tensions souterraines. Une exploration à la fois sensible et rigoureuse, dont Corinne Feïss Jehel (EPHE – PSL), Pierre-Jérôme Jehel et Émilie d’Orgeix (EPHE – PSL), retracent ici le déroulement en l’inscrivant dans le cadre d’une action de recherche de la Chaire Ville Métabolisme, soutenue par les mécènes PCA-STREAM, Artelia et Groupama Immobilier.
Au cœur de la vallée de la Bièvre, le campus d’HEC constitue une archive vivante des tensions modernes entre nature et savoir, entre héritage et prospective. Dans un monde en transition, l’École choisit de relire cet environnement exceptionnel afin de l’inscrire dans une stratégie durable, inclusive et ambitieuse. PCA-STREAM propose un projet à la fois contextuel et transformateur : restaurer la cohérence d’un domaine fragmenté, réactiver les continuités paysagères et sociales, et créer une nouvelle centralité incarnée : le Cœur de Campus, pour donner forme à l’HEC du XXIe siècle. Un lieu d’apprentissage dans et avec le paysage. Un campus à hauteur d’époque.
La Source Vive est une nouvelle salle de concert à Évian, dédiée à la musique de chambre, fruit de la collaboration entre les architectes Patrick Bouchain et Philippe Chiambaretta. Résultat d’une démarche mêlant expérimentation sensible et analyse scientifique, sa volumétrie en forme de conque découle de la recherche d’une acoustique exceptionnelle et de la volonté de se fondre au sein d’un environnement paysager remarquable.
Au cœur du nouveau quartier Clichy-Batignolles, l’équipe Covivio-Hines France-PCA-STREAM livre le Stream Building, un bâtiment-manifeste traduisant dans ses innovations près de 15 ans de recherches du Stream Lab autour des enjeux de la ville de demain. Pensé selon des logiques circulaires, le Stream Building est un hub relationnel et productif qui dynamisera cette nouvelle centralité du Grand Paris en concentrant toutes les activités d’une vie urbaine intense.
Au 175 Haussmann, PCA-STREAM réunis deux immeubles pour offrir un nouvel ensemble tertiaire de pointe, complété d’une surélévation contemporaine emblématique, qui accueille le siège de la banque Lazard. Le pôle architecture d’intérieur réalise les espaces communs et d’accueil en jouant sur les codes du confort hôtelier selon une dialectique ouverture-confidentialité. La restructuration du 175, boulevard Haussmann est l’occasion de s’inscrire dans une ville résiliente et innovante, capable de se renouveler en se réinventant. PCA-STREAM y réunit deux bâtiments distincts pour créer un ensemble tertiaire cohérent, tourné vers le bien-être et les modes de travail collaboratifs. Une surélévation contemporaine et emblématique, en écailles de verre, relie pratiquement et symboliquement les bâtiments et les époques. L’ensemble a été adopté comme siège par la banque Lazard.
À proximité de la gare Saint-Lazare, ces bureaux nouvelle génération installés dans une ancienne caserne tirent le meilleur de deux héritages architecturaux. Ils offrent un lieu de travail confortable et prestigieux, tourné vers la nature et le bien-être de ses occupants, le cabinet d’avocats Gide-Loyrette-Nouel. Le patrimoine y est magnifié et remodelé, gagnant en attractivité et en compétitivité, tout en contribuant à écrire une nouvelle page de l’histoire d’un tissu urbain parisien en permanente évolution.
« Valoriser l'urine en agriculture, ce n'est pas un enjeu technologique ou technique, c'est un enjeu d'organisation de la société. »
« Valoriser l'urine en agriculture, ce n'est pas un enjeu technologique ou technique, c'est un enjeu d'organisation de la société. »
Recycler l’urine, fertiliser les terres
Puisque l’urine est un fertilisant écologique inépuisable, pourquoi ne pas l’utiliser plutôt que des engrais chimiques couteux à produire ? La designeuse Louise Raguet propose ainsi de ramener aux champs ce que l’on y a prélevé. Ses recherches avec le laboratoire LEESU (École des Ponts) l’ont amenée à développer un projet unique en son genre : la séparation des urines dans le futur quartier Saint-Vincent de Paul à Paris.
Nouvelle institution artistique à Montpellier, le MOCO rassemble la Panacée et les Beaux-Arts de Montpellier autour de l’ancien Hôtel de Montcalm. Ce quartier général de la création contemporaine fédère la scène artistique du sud de la France, battant en brèche le centralisme culturel sans reproduire le modèle de l’objet spectaculaire à la Bilbao.
PCA-STREAM s’inspire de ses recherches sur les nouveaux espaces de travail, menées depuis le deuxième numéro de la revue Stream, After Office, pour concevoir ses propres locaux, sur le site d’une ancienne imprimerie dans le Marais. Pensé comme un écosystème créatif pour une équipe pluridisciplinaire, ce lieu est un manifeste de la démarche innovante de l’agence.
« Que pouvons-nous changer dans notre manière d'habiter pour préserver le sol en tant que milieu ? »
« Que pouvons-nous changer dans notre manière d'habiter pour préserver le sol en tant que milieu ? »
Le sol comme milieu, la propriété comme faculté d'habiter
Elissa Al Saad est architecte et lauréate des Bourses Palladio 2023 pour sa thèse sur le sol comme milieu. En comparant différentes formes possibles d’appropriation du sol, elle fait émerger la question de la préservation de la ressource foncière face à celle de la propriété. L’objectif : penser la propriété comme support d’un mode d’habiter qui considère le sol comme un bien commun.
« Quel Paris sous 50° ? Comment reculer le moment où ce scénario arrivera et se préparer au mieux à le vivre ? »
« Quel Paris sous 50° ? Comment reculer le moment où ce scénario arrivera et se préparer au mieux à le vivre ? »
Paris à 50 degrés
La capitale, dense et minérale, s’avère très peu adaptée aux chaleurs extrêmes auxquelles nous allons de plus en plus devoir faire face. Alors, quelles stratégies d’adaptation mettre en place ? C’est la question qui a été posée à Alexandre Florentin, conseiller de Paris délégué à la résilience et aux enjeux climatiques. Il a notamment présidé la mission « Paris à 50 degrés » qui a rendu son rapport il y a quelques mois : quels champs d’action pour les architectes et concepteurs urbains ?
Les arbres exotiques dans la Cité
Botaniste et professeur émérite au Muséum national d’Histoire naturelle, Serge Muller est spécialiste des Espèces Exotiques Envahissantes. Il revient ici sur le concept d’ « indigénat » et esquisse les contours d’une politique d’ouverture des villes à de nouvelles essences d’arbres, pouvant servir d’alliées face au réchauffement climatique. Une interview réalisée par PCA-STREAM et Coloco.
Jardiner les racines
Comprendre le vivant c’est comprendre l’invisible. Véronique Mure, botaniste spécialisée dans les paysages méditerranéens en est convaincue. En s’attachant à la relation que les hommes entretiennent avec le végétal, elle sensibilise les acteurs de l’urbain à l’importance du sol et des racines et propose d’en prendre soin, comme un jardinier.
« Chaque citoyen de la planète est un jardinier. »
« Chaque citoyen de la planète est un jardinier. »
L'intelligence du jardinier
Gilles Clément est l’inventeur du concept de « jardin planétaire » qui invite chacun à prendre soin de la Terre comme d’un jardin. Trop souvent confronté à l’ignorance en matière de fonctionnement des écosystèmes et du vivant, il propose de créer un Ministère de la Connaissance pour sortir du « Stupidocène ». Lire le transcript Une production PCA-STREAM Coordination : Jasmine Léonardon Montage : Mattéo Caranta Musique : Alexandre Desplat
L’architecture post-humaine
Ariane Lourie Harrison est architecte et professeur à l’université de Yale. Elle nous décrit ici l’architecture post-humaine, une approche performative et interactive de l’environnement construit qui s’adresse à différentes espèces. Les technologies scientifiques nous ont permis de mieux connaître les différentes espèces (notamment les microbes et les bactéries) et d’établir des moyens de communication avec eux. Cette nouvelle relation entre l’Homme et la nature est essentielle dans le contexte architectural où le « greenwashing » n’est pas forcément mené dans le respect de la biodiversité et des besoins des entités animales et non-humaines.
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stream voices
PCA-STREAM publie Stream Voices, notre média de recherche et d'innovation en open source qui explore la ville métabolisme.